On connaît déjà les dates du prochain Festival International Musique et Cinéma : la neuvième édition se tiendra à Auxerre dans l'Yonne du Mercredi 12 au Dimanche 16 novembre 2008. A noter dès maintenant sur votre agenda !
Nous vous devoilerons prochainement le programme ainsi que le nom des invités de cette nouvelle édition.
Retrouvez toutes les photos de la 8ème édition du Festival International Musique et Cinéma en parcourant la Photothèque , le concert de John Barry, les Conférences Musicales, le Jury, les invités, les soirées...
Rendez-vous en 2008 pour de nouvelles émotions musicales et cinématographiques !
Avec les dernières notes de l’orchestre des Hauts-de-Seine, le rideau est tombé sur la huitième édition du Festival. La baguette du compositeur anglais Nicholas Dodd s’est envolée dans les airs, comme une signature éternelle de l’hommage rendu à John Barry par les 3200 spectateurs d’Auxerrexpo. Une baguette que le maître a fait vivre, le temps de deux morceaux introductifs, pour donner le "la" à un concert d’une haute tenue. Avec du beau monde aux premières loges.
En premier lieu, la famille recomposée du compositeur : sa femme, Laurie, ses enfants, la photographe Kate Barry et Jonpatrick, sa première épouse, Jane Birkin, accompagnée de Lou Doillon et de Charlotte Gainsbourg avec son mari, Yvan Attal. Barbara Broccoli, productrice des derniers James Bond était également de la fête. Tout comme Maurice Jarre, vedette de l’édition 2005, le compositeur Francis Lai, le cinéaste Jean-Marie Poiré, Gréco Casadesus, qui avait remporté un grand succès l’après-midi, au théâtre, avec son spectacle familial "Les 3 mousquetaires font du cinéma"… sans oublier le turbulent Benoît Poelvoorde et l’omniprésent président du jury de professionnels, Francis Huster.
C’est ce dernier qui donna le palmarès de cette huitième édition. Le Grand Prix du Festival a été attribué au film franco israélien d’Eran Kolirin , "La visite de la fanfare" (musique de Habib Shadah), film qui a également été retenu par le jury des lecteurs de l’Yonne-Républicaine. C’est le film allemand, "Quatre minutes" qui a obtenu le Prix spécial du Jury, les deux actrices principales de cette réalisation de Chris Kraus, Monica Bleibtreu et Hannah Herzsprung, obtenant le prix de l’interprétation féminine. La même distinction, masculine, a été remise au comédien belge, Benoît Poelvoorde, pour son rôle dans "Cow-boy". Enfin, le jury des auditeurs de France Bleu a décerné la Clé des auditeurs au film de Laurent Bartillat, "Ce que mes yeux ont vu".
Grand Prix du Festival : "La visite de la fanfare" de Eran Kolirin, musique de Habib Shadah, sortie le 19 décembre 2007.
Prix spécial du Jury : "Quatres minutes" de Chris Kraus, musique de Annette Focks, sortie le 16 janvier 2008.
Clef des auditeurs : "Ce que mes yeux ont vu", de Laurent de Bartillat, musique de David Moreau, sortie le 28 novembre 2007.
Prix du jury du public : "La visite de la fanfare" de Eran Kolirin, musique de Habib Shadah, sortie le19 décembre 2007.
Prix d'interprétation masculine : Benoît Poelvoorde pour le film "Cow boy", de Benoît Mariage, musique de Saule sortie le 05 décembre 2007.
Prix d'interprétation féminine : Monica Bleibtreu et Hannah Herzsprung, pour le film "Quatre minutes", de Chris Kraus, musique de Annette Focks sortie le 16 janvier 2008.
Que ce soit, au Ciné casino, au Théâtre d’Auxerre ou au Village du Festival, la journée de vendredi a été placée sous le signe des rencontres. Rencontres programmées ou rencontres insolites, il y a bien une vie autour des films et de la musique. Comme c’est généralement le cas, ce sont les rencontres improvisées qui procurent le plus d’émotion. Ainsi celle entre Francis Huster et Guy Roux dans l’espace studio de France Bleu. On connaît l’intérêt que le comédien affiche pour le football. Et son admiration pour Guy Roux qui n’était pas venu les mains vides : il lui remit en effet un maillot de l’AJA floqué à son nom et son légendaire bonnet.
C’est une toute autre émotion qui a présidé la rencontre de John Barry avec son public lors de la conférence musicale qui s’est tenue au Théâtre. Des admirateurs, venus parfois de très loin, ont pu approcher ce monstre sacré de la musique de film , avant l’hommage qui lui sera rendu ce samedi soir à Auxerrexpo. Un concert dirigé par le chef britannique Nicholas Dodd, présent également dans la corbeille du Théâtre. Tout comme le réalisateur franco américain, Bob Swain qui a joué, au pied levé, le rôle d’interprète.
Côté cinéma, c’est le très attendu Benoît Poelvoorde, accompagné du comédien François Damiens et du réalisateur Benoît Mariage, qui a échangé avec le public lors de la présentation en avant première du film "Cow Boy".
Rencontres musicales, en soirée, avec les cinq jeunes compositeurs qui ont travaillé pendant dix jours avec Eric Demarsan dans le cadre d’une master class SACEM d’une très belle tenue. Pour mettre un terme à cette journée, le génie de Serge Rezvani, ajouté à la voix chaude d’Helena Noguerra, ont permis, par la chanson, de revisiter quelques films historiques comme "Jules et Jim", "Pierrot le fou" ou "Dragées au poivre". Une rencontre avec le passé. Nostalgie, nostalgie…
Aller voir : la vidéo de la conférence musicale de John Barry
Les premières récompenses sont arrivées jeudi soir, juste avant le dîner offert par la ville d’Auxerre à l’Hôtel Ribière. Guy Férez, le maire, a en effet remis la médaille de la ville à trois hommes qui ont marqué de leur empreinte la journée de jeudi : Francis Huster, Alain Corneau et Bruno Coulais. L’omni président Francis Huster est sur tous les fronts. A la tête du jury, il a aussi animé le débat qui a suivi la projection du film de Pierre Aknine, "Jean Moulin, une affaire française" film dans lequel il incarne le grand résistant. Auparavant, il avait inauguré le tout nouveau village du Festival, s’exerçant au bowling virtuel en prenant en main la Wii, la nouvelle console Nintendo.
Avant la projection de "Quatre minutes", film allemand en compétition, le public du cinéma Casino a rendu hommage à Alain Corneau, un fidèle du Festival. Une rétrospective cinématographique bouclée en moins de dix minutes et, en cadeau, la partition d’une des premières scènes du film "Le deuxième souffle", remise par le compositeur Bruno Coulais.
L’après-midi, les deux complices s'étaient retrouvés au Théâtre d’Auxerre dans le cadre de la première conférence musicale animée par Stéphane Lerouge. "La musique apporte le supplément d’âme et fait la mise en scène du film", souligne Alain Corneau en insistant sur le rôle prépondérant du compositeur, véritable scénariste musical. La musique, c’est aussi l’expression du non-dit. "La douceur musicale peut exprimer la violence", ajoute Bruno Coulais. Ce vendredi, à 16 h 30, sur la scène du Théâtre, c’est le grand compositeur John Barry qui est l’invité de Stéphane Lerouge. L’occasion d’avoir une autre approche professionnelle sur le lien entre la musique et l’image.
Aller voir : la vidéo de l'inauguration du Village du Festival
C’est parti et bien parti avec le jeune acteur Théo Gheorghiu qui a ému les invités de la soirée d’ouverture. Vitus, l’enfant prodige, c’est lui. Et comme tous les surdoués il a son histoire, celle mise en scène par le réalisateur suisse allemand Fredi M. Murer. Dommage que le petit génie n’ait pu se libérer des études studieuses qu’il mène en Angleterre pour apporter son témoignage sur cette aventure aux accents de conte de Noël.
Fredi M. Murer, lui était bien là, ovationné par le parterre de personnalités. Brillante entrée en scène aussi pour Francis Huster, Président d’un Jury professionnel qui rassemble réalisateurs, compositeurs et actrices. Un Francis Huster rayonnant, retrouvant avec plaisir Pierre Aknine qui lui avait confié le rôle de Jean Moulin dans "Jean Moulin, une affaire française". Le film suivi d’un débat a d’ailleurs trouvé sa place dans la programmation du cinéma Casino, jeudi 15, à 14 heures.
Mariène Caillierez, la Directrice du Festival, a donné le ton à cette soirée inaugurale, trouvant dans les propos d’Henri de Raincourt, le Président du Conseil Général de l’Yonne et Guy Férez, le maire d’Auxerre, un écho à cette volonté affichée par l’ensemble des partenaires pour que cette manifestation demeure un des événements culturels du département accessible à tous.
Ce n’est pas Jean Labé, le Directeur du Ciné casino, qui dira le contraire. Avec son épouse Maryse, ils ont bien conscience du rôle que le cinéma et la musique peuvent apporter dans ce domaine. Pendant trois jours le Casino et le Théâtre d’Auxerre proposent des spectacles et des rencontres exceptionnels. Ne les manquez pas !
Aller voir : la vidéo de la cérémonie d'ouverture du mercredi 14 novembre
Francis Huster, Président du Jury de ce huitième Festival sera bien entouré. Un jury très masculin qui repose sur un parfait équilibre entre réalisateurs, compositeurs et acteurs. Rien que des connaisseurs ! A ses côtés on retrouve en effet Pierre Aknine, qui lui a confié le rôle de Jean Moulin dans "Jean Moulin, une affaire française", film qui lui valut un Sept d’or. Ce film sera d’ailleurs projeté au Ciné Casino le jeudi 15, à 14 heures. Mais Pierre Aknine, c’est une multitude d’autres films dont, le dernier en date, "Ali Baba et les 40 voleurs", avec Gérard Jugnot. Le réalisateur Alain Berbérian vient d’un autre univers, celui de la télé. "Les Nuls" de Canal Plus, c’est lui avec Alain Chabat. Il vient aussi de mettre en scène Gérard Jugnot dans "L’île aux trésors".
Le monde de la musique de film sera représenté par Krishna Lévy, qui reçut l’Etoile d’or 2003 pour "8 Femmes", de François Ozon et par Philippe Rombi, le compositeur de la musique du remarquable film de Christian Carion, "Joyeux Noël" présenté au Festival en 2006. Enfin, il y aura aussi des actrices, avec la présence assurée de Julie Debazac, une comédienne révélée par la série TV "Avocats et associés". Avec elle, Marie-Amélie Seigner, la petite sœur de Mathilde et Emmanuelle. Après ses premiers pas dans le cinéma, la comédienne s’est tournée vers la chanson. Elle complète une belle brochette de célébrités qui forment le jury 2007.
Après avoir dirigé un concert symphonique lors de la quatrième édition du Festival, Maurice Jarre en est devenu l’un des plus fidèles supporters. Cette année, il se déplacera spécialement à Auxerre pour présenter en avant-première le documentaire In the tracks of Maurice Jarre, réalisé par Pascale Cuenot et produit par Rémy Boudet pour Prelight Films. Cette projection exceptionnelle aura lieu au Théâtre d’Auxerre, le samedi 17 novembre, à 10 heures. Maurice Jarre assistera évidemment au concert de John Barry, l’occasion pour lui de faire la connaissance d’un confrère que, en cinquante ans de cinéma, il n’a jamais eu l’opportunité de croiser. Une rencontre forcément étonnante entre deux légendes de la musique de film.
Pour clôturer sa huitième édition, le Festival International Musique et Cinéma avait organisé un concert hommage à l’immense compositeur britannique John Barry, mythe vivant de la musique de film, oscarisé à cinq reprises.
Un rendez-vous incontournable autant qu’inédit : c'était le premier concert hommage jamais consacré à John Barry en France.
Beaucoup de cinéastes vous le diront, la voix de Francis Huster, son timbre, son phrasé, c’est déjà une musique en soi. "Francis, je pourrais le diriger au casque" affirme Claude Lelouch, l’un de ses cinéastes d’élection. Ce rapport à la musique est encore renforcé par des collaborations avec Serge Gainsbourg (Equateur) ou le binôme Jacques Demy / Michel Legrand, pour une relecture du mythe d’Orphée, entre Cocteau et comédie musicale rock. Francis Huster, c’est aussi quelqu’un dont l’emploi n’a jamais cessé d’évoluer, du jeune premier de Nina Companeez aux personnages hallucinés de Zulawski.
A ce jour, il est l’un des rares comédiens français dont la filmographie convoque des metteurs en scène aussi différents que Georges Franju et Francis Veber, Jeanne Moreau et José Giovanni. Entre plusieurs projets de cinéma, théâtre et télévision, Francis Huster a accepté de présider le jury de la huitième édition du Festival International Musique et Cinéma.
Découvrez l'interview exclusive de Francis Huster, Président du huitième Festival :
Depuis plus de trente ans, Alain Corneau s’impose comme l’un des cinéastes les plus mélomanes de sa génération. Passionné de jazz, ancien batteur, il aime nouer des collaborations avec des compositeurs emblématiques (Georges Delerue, Philippe Sarde), en particulier sur des polars modernes et singuliers, genre qu’il a largement contribué à dépoussiérer et rénover (Police Python 357, Le Choix des armes). Son succès le plus inattendu, il l’obtient avec une œuvre ambitieuse et exigeante, Tous les matins du monde, récit d’initiation entre Marin Marais et son maître, monsieur de Sainte-Colombe. Alain Corneau marquera l’actualité de cet automne avec Le Deuxième souffle, nouvelle adaptation du roman de José Giovanni, frappé d’un casting imparable (Auteuil, Dutronc, Bellucci) et d’une époustouflante partition de Bruno Coulais.
L’occasion pour le Festival International Musique et Cinéma de saluer un grand ambassadeur du cinéma contemporain, autant épris d’image que de musique.
Découvrez l'interview exclusive d'Alain Corneau :
C’est avec une comédie de Noémie Lvovsky, projetée en avant-première que le rideau s’est levé sur la huitième édition du Festival International Musique et Cinéma. La réalisatrice de "Faut que ça danse !" était présente au Ciné Casino pour ce coup d’envoi placé sous le signe de la comédie. Au rythme des claquettes et sur des airs du musicien de jazz Archie Shep, Jean-Pierre Marielle, en senior bien conservé, s’emploie à démontrer qu’il n’y a pas d’âge pour profiter des bons moments d’une vie qui en réserve souvent de plus sombres. Il est bien épaulé dans la distribution par Bulle Ogier, son épouse, qui vit déjà dans un autre monde ; par Valéria Bruni-Tedeschi, sa fille, qui éprouve bien des difficultés à devenir mère ; par Sabine Azéma, la nouvelle élue de son cœur, qui apporte un autre type de folie pour égayer ses vieux jours. C’est frais et c’est drôle.